10- (Partiiir la baaaaaaaaaaaaaaas.... mmmf pour ceux qui connaissent la référence..^^)

10- (Partiiir la baaaaaaaaaaaaaaas.... mmmf pour ceux qui connaissent la référence..^^)
Le lendemain matin, n'y tenant plus, Stix alla faire un tour au port.
La matinée était déjà bien avancée lorsqu'elle s'était réveillée dans les bras de Mirage, et lorsqu'elle entendit les cris des poissonnières, des pêcheurs et des marchands, le soleil était haut et dispensait la chaleur douce d'une fin d'hiver.
Sur son chemin, tous la saluaient et elle croyait lire un certain respect dans leurs yeux.
Elle n'y prêta pas attention, voilà longtemps qu'elle y était habituée. Elle se dirigea vers le fond du port, là où arrivaient les étrangers, et elle s'enquit des départs prévus pendant le mois.
L'homme à qui elle s'adressa était plutôt petit, bien en cher, et, assis derrière une table, il rédigeait un gros manuscrit, équpé d'une plume et d'une grosse loupe.
- Quoi pour ton service jeune fille ?
- Toujours la même chose Blynn !
- Ah, tu n'en démords pas hein ? je pensais que ton jeune ami t'aurait mis un peu de plomb dans la tête mais je me trompais ! il ne t'auras pas retenue longtemps !
- Evite moi ce genre de remarques, dis moi simplement s'il y a des navires qui partent pour Morin'.
- Selon toi, en atteignant la dernière île, tu atteindras la Barrière ? Mais crois tu vraiment que quelqu'un, sur cette île voudras te mener jusque là ?
- Si personne ne veut me guider, j'irai seule, j'ai l'habitude figure toi !
Un sourire passa sur les lèvres du vieil homme.
- Au moins tu as de l'humour...
- Mais pas de patience ! arrête de tourner autour du pot, dis moi ce que je te demande/
- Très bien très bien ! Pas la peine de s'énerver... Tu es bien comme eux tiens !
Stix tressaillit. Blynn faisait allusion àses parents. Elle ne les avait pas connus, et n'y pensait guère, cependant, elle aurait aimé savoir ce qu'ils étaient devenus après l'avoir abandonné ici...
Elle s'imagina quelques scénarios tous plus improbables les uns que les autres tandis que le petit homme cherchait dans ses registres. Finalement il releva la tête et lui dit simplement :
- Il n'y a qu'un seul navire pour Morin' dans les deux prochains mois. Ils se font de plus en plus rares... Il partira dans trois jours.
- Je te remercie.
- Tu sais combien de fois tu m'as dit ça ?
- ... Au revoir, merci encore.
- Ça aussi...
Stix sourit et tourna les talons pour partir vers la plage. Voilà une autre personne qui me manquera, se dit-elle.
Comme à son habitude, elle s'assit sur son rocher pour réfléchir ; mais aujourd'hui rien ne venait, rien d'autre que l'image d'un garçon qui lui semblait indissociable de sa propre personne.
Cependant, en pénétrant dans l'eau froide elle ne put s'empêcher de songer à cette frontière dont elle rêvait depuis si longtemps.
Comment se fait-il qu'elle ne quitte jamais mes pensées ? Il m'est impossible de l'oublier comme il m'est impossible d'oublier Mirage... et comme il m'est impossible de faire un choix.
Cette dernière remarque réussit à la mettre de mauvaise humeur ; elle frappa l'eau de toutes ses forces et fit demi-tour pour rentrer déjeuner avec son ami.

***
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 02 janvier 2007 09:27

11- (et pourtant... j-2!!!!!!)

11- (et pourtant... j-2!!!!!!)
- Alors ?
- Il y en a un dans trois jours.
- Pas plus tard ?
- Non. Il paraît qu'ils sont de plus en plus rares. Peut être que bientôt il n'y en aura plus.
- Donc tu pars dans trois jours.
Stix se mordit la lèvre et fut obligée de boire. Face à elle, le visage de Mirage était calme, impassible, il attendait.
- Tu es sur de ne pas vouloir m'accompagner ?
- Tu es sure de ne pas vouloir tenir ta promesse ?
- Je ne pourrai pas attendre indéfiniment. Tes parents s'accrochent à la vie, je les aime et je ne crois pas que j'aurais la force de les accompagner. On en revient toujours là, mais tu n'arriveras pas à me faire culpabiliser, tout ce que je peux regretter ici, c'est toi.
- ...
- et tes gâteaux !
Ils éclatèrent de rire.
A force d'être repoussée, cette idée semblait à Mirage comme impossible à réaliser, il avait peur mais il avait le sentiment que Stix ne le quitterait pas. Malheureusement pour lui, sa patience était poussée à bout, elle n'attendrait pas plus.

***
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 22 février 2007 13:25

12-( hi hi hi!!!!!!!! y étaient jolis les coeurs de l'article précédent hein? moi j'aime vachement.^^)

12-( hi hi hi!!!!!!!! y étaient jolis les coeurs de l'article précédent hein? moi j'aime vachement.^^)
Le pavillon se trouvait au centre de la ville, entouré de hauts murs qui cachaient une végétation abondante. Stix poussa le portillon et s'avança sur le chemin qui serpentait au milieu de cette nature fatiguée. Elle ne tarda pas à atteindre la porte de bois massif et y frappa sans hésiter.
- Entrez !
La voix était celle d'une femme, plutôt âgée. La mère de Mirage.
Celui-ci n'avait pas pu l'accompagner, il travaillait seul à la pâtisserie et l'avait prié d'embrasser ses parents de sa part.
A l'intérieur régnait une lumière éclatante. Des lampes de toutes tailles, de toutes formes et de toutes couleurs ornaient les murs, les meubles ou le plafond, créant une étrange ambiance.
Une petite femme aux cheveux blancs et cours était assise dans un grand fauteuil, un livre posé sur les genoux, une expression méfiante sur le visage.
- Bonjour Mélinda, lança stix, vous allez bien ?
- C'est toi ma petite ! Oui, oui... Je vais plutôt bien, mais je suis inquiète.
- Ah ? et pourquoi cela ?
- Parce que tu vas partir. Et mirage va rester seul car il ne voudra jamais t'accompagner sachant que nous sommes encore en vie. Et je ne veux pas mourir maintenant.
Stix se figea. Elle n'avait parlé de son départ qu'à Mirage et il lui avait promis de ne rien dire à ses parents, c'était la raison de sa venue. Mélinda avait toujours su déceler les choses avant qu'elle n'arrive, mais là c'était un peu fort.
- C'est pour ça que je viens vous voir souffla-t-elle, Mais Mirage ne vous a rien dit, comment l'avez vous su ?
- Il est tellement facile de le lire sur ton visage ! répondit la grand mère en riant.
- Je peux demander à Erik de vous accompagner vous savez, lui il vous attendra.
- Oh non ! crois moi il a les mêmes intentions que toi ! et puis... je ne lui ai jamais trop fait confiance. Sais tu qu'il a volé des gâteaux à Mirage ? Ce n'est vraiment pas un gentil jeune homme... Vraiment pas...
- Je vois.... Mais que puis-je faire dans ce cas ?
- Tu peux nous accompagner aujourd'hui.
- Aujourd'hui ?!!
Stix avait bondi, ses yeux écarquillés contemplaient incrédule la petite bonne femme qui souriait en face d'elle. Elle était en colère.
- Il n'en est pas question ! qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
- Mon mari et moi sommes fatigués. Le ton de mélinda était plus que sec, il effraya la jeune fille. Nous connaissons la raison de ton départ, nous savons ce que tu cherches, nous savons également que tu le trouvera. Nous ne voulons pas être là quand cela arrivera. Cependant, si Mirage t'accompagne il y a quelque chance pour que tu renonces... si nous vous quittons il n'aura plus de raison pour demeurer à Fatum.
Tout ceci sonnait comme un ordre et Stix se sentit monter les larmes aux yeux. Elle s'était prise d'affection pour la mère de Mirage, et aujourd'hui elle se faisait traiter comme une ennemie...
Soudain elle entendit un bruit. Aristote, son mari venait d'entrer dans la salle. Il leva les yeux vers Stix et lui fit un signe de la main. Il ne parlait plus depuis des années et ce signe était normal chez lui, cependant Stix n'y décela pas la chaleur habituelle. Il s'assit sur un fauteuil auprès de sa femme et attendit que quelqu'un reprenne la parole.
- Très bien... Que voulez vous faire ? s'enquit la jeune fille.
- C'est très simple. Nous avons mit du poison dans notre repas de ce midi. Comme ça tu ne seras mêlée à rien et...
- Quoi ?! mais... mais... il est 17h ! le poison va faire effet !
- C'est le principe de cause à effet jeune fille, on avale du poison, le poison fait effet, et finalement on meurt. Je te pensais plus perspicace que cela.
Aristote sourit, puis, il attrapa une ardoise et une craie afin de s'exprimer.
« Nous devrions lui dire »
- Tu crois ? Allons mon chéri...
« ça peut changer beaucoup de choses, qui sait ? mais vue la façon dont tu lui parle elle n'aura sans doute aucune envie de la savoir. »
Mélinda éclata de rire, elle faillit même s'étouffer et Stix commença à se demander si le poison ne commençait pas à faire effet lorsqu'elle la vit devenir rouge.
- je voudrai vous poser une question, dit-elle.
- Vas y ma belle, répondit Mélinda, nous t'écoutons.
- Vous n'avez plus peur. Que se passe t-il ?
- Figure toi, lança la vieille en riant de nouveau, qu'il vient toujours un temps où les choses sont telles que la peur est trop faible. Face à la catastrophe, à l'inimaginable, il faut un sentiment apocalyptique, inhumain. En l'occurrence, nous n'avons pas accès à ces sentiments, puisque nous sommes humains, donc nous adoptons obligatoirement un ressenti inférieure à ce que l'on devrait. Cela explique que la peur qui nous tordait habituellement le visage ait totalement disparue pour laisser place à une euphorie, un réalisme qui a au moins le mérite de te déstabiliser.
Stix ne l'avait jamais entendue parler de la sorte, elle commençait à paniquer, quelque chose dans sa gorge se serra et elle sentit les larmes lui monter aux yeux.
« Allons, allons, petite, ne pleurs pas, les gens changent, pourquoi ne changerions nous pas également ? Personnellement je crois que... »
- ...Je vais recommencer à parler.
- Ah ! voilà longtemps que je n'avais pas entendu le son de ta voix ! tu vois Stix ! tu as fait parler Aristote ! mirage a raison, tu es hors norme !
La jeune fille n'en revenait pas, c'était trop. Est-ce qu'ils essayaient de la rendre folle ? elle finissait par les en croire capables...
Pendant que mille questions tourbillonnaient dans sa tête, les deux vieux commencèrent à converser, Mélinda allait même jusqu'à déclarer que si elle avait su que son mari parlerait de nouveau elle aurait peut être réfléchi à deux fois avant de mettre du poison dans son verre. Vraiment.
- Bon trêve de bavardage ! déclara finalement Aristote. Nous avons des choses à t'expliquer. Ne reste pas plantée là ! assieds toi, il y a du thé sur la table. Mais ne me regarde pas comme ça il n'y a pas de poison dedans, il n'est pas question de te tuer.
- Je suis heureuse de la savoir, souffla Stix d'un ton ironique.
- Tu as toujours eu de l'humour. En disant cela, Mélinda avait passé la main dans la chevelure bleue de sa belle fille. Etrange, n'est-ce pas Aristote ? Qu'ils leur aient donné des cheveux bleus...
- Attention, ils ne sont pas tous bleus ! il parait qu'il y a d'autre couleurs !
- Si vous parlez des Voyageurs, dit Stix, Je n'en connaît qu'un autre et il a les cheveux verts... Mais qu'est-ce que cela peut faire à la fin ?!
- Peut être qu'il y a quelque lien avec ces couleurs ? interrogea Aristote comme pour lui même.
- Tu crois ? lui répondit sa femme, lié au caractère peut être ?
- Cela serait plausible.
- Effectivement...
- Arrêtez ses messes basses je vous en supplie ! dites ce que vous avez à dire !
- Très bien , très bien, s'exclama Mélinda, mais avant je te serais très reconnaissante d'attraper le livre rouge qui est tout en haut de cette étagère. Oui, oui, celui avec ton nom écrit dessus...

***
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 22 février 2007 13:31

13- (je poste tous pleins d'articles d'un coup parce que comme ça je pourrais continuer à écrire là bas... la bas!!!!!!!) (ps: la photo n'a rien à voir mais jla trouve trop zolie!!)

13- (je poste tous pleins d'articles d'un coup parce que comme ça je pourrais continuer à écrire là bas... la bas!!!!!!!) (ps: la photo n'a rien à voir mais jla trouve trop zolie!!)
Lorsqu'elle referma le portillon, Stix ne ressentait plus rien. Elle était complètement vidée, sans doute d'avoir trop pleuré, d'avoir trop hurlé, de s'être trop fait violence afin de se dissimuler la vérité. Quelle qu'en fut la raison, elle ne se sentait pas bien du tout. Son premier réflexe fut de courir vers la pâtisserie où travaillait Mirage. Le second fut d'aller se rouler en boule dans un coin ombragé de la plage. Et de pleurer.
Les parents de Mirage étaient tombé raides morts tandis qu'elle mettait le livre dans les mains de Mélinda. Leurs derniers mots furent pour Mirage, puis Aristote, revenant à ses vieilles habitudes, avait attrapé son ardoise pour y inscrire ces mots :
« La Barrière est loin mais tu l'atteindras, le tout est de savoir pourquoi. »
Stix l'avait maudit une dernière fois pour ses énigmes puis s'était enfuit.
A présent il faisait nuit, la plage était déserte. Du moins elle le croyait. Soudain elle se sentit enlacée. Persuadée que c'était Mirage, elle se laissa faire et pleura longtemps, longtemps, tandis qu'on passait la main dans ses cheveux afin de la rassurer.
- Que s'est-il passé ? Dis quelque chose...
Stix sursauta. Ce n'était pas Mirage, ce n'était pas sa voix. Elle releva la tête et eut un mouvement de recul. C'était Erik, le deuxième Voyageur.
- Je... Je croyais que c'était Mirage, je suis désolée... je ferais mieux de rentrer.
- Stix ! mirage ne sera pas rentré avant une heure, je refuse de te laisser seule dans cet état. Dis moi ce qui t'arrive...
il passa une main hésitante sur sa joue.
La jeune fille eut vite fait de sécher ses pleurs, et se remit sur pieds.
- Ce n'est rien ! lança t-elle. Rien qui puisse te toucher du moins. Je vais rejoindre Mirage à la pâtisserie, il faut que je lui parle. Elle marqua un temps puis : Merci.
- Je t'en prie...
Erik n'ajouta rien, elle s'était déjà éloignée, comme toujours.

***
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 22 février 2007 13:39